Il y a des jours où l’on sait qu’il vaut mieux ne pas se lever. Aujourd’hui en est un exemple assez probant… Il faut dire qu’en ces journées hivernales, un enchainement malheureux est bien vite arrivé ! ParisBali me sert de journal intime l’espace d’une journée : peut être ces mésaventures évoqueront à certain un bout de vécu, et permettront aux autres de relativiser…

Petit rappel sur la journée d’hier

Paris sous la neige
Paris sous la neige

Alors pour le contexte, voici un rapide aperçu de la journée d’hier… Nos amis parisiens le savent : après une semaine de froid cosmique la neige s’est finalement abattue sur la capitale. Il neige depuis hier et les températures négatives sont un plaisir de chaque instant. Il se trouve qu’hier j’étais malade et donc cloitrée à la maison et clouée au lit. Dans ces moments là, il ne faut RIEN laisser au hasard et combattre la maladie sur tous les fronts : 

  • chauffages à fond,
  • 4 paquets de Kleenex à portée de main,
  • des intraveineuses de vitamine C
  • 3 pastilles pour la gorge en permanence dans la bouche sauf le temps d’avaler un bouillon ou une soupe

Ainsi équipée, je semblais foncer vers la guérison, jusqu’à ce que les plombs sautent (ben oui voyons, l’installation électrique n’est pas prévue pour que le chauffage soit allumé). De guerre lasse je réduis le nombre de chauffages allumés et me réfugie sous la couette pour comater le reste de la journée.

Du fond de mon lit je compatis à la galère des usagers des transports en commun parisiens, otages de cette grève imposée par (ces connards de) la RATP depuis maintenant presque 10 jours.

Une réveil hivernal

Bon allez : ce matin ca va un peu mieux, la fièvre est tombée, je vais donc au boulot ! Commençons par une bonne douche chaude pour faire face à ces températures hivernales. Tiens…. bizarre…. pourquoi l’eau est-elle glaciale ? Evidemment, les plombs ont sauté hier et avec eux, le fusible du chauffe eau… Et vas-y que je fais l’inventaire de toutes les casseroles disponibles pour faire chauffer de l’eau à la main. Quel bonheur après 15 minutes d’impatience devant la cuisinière de se doucher à la casserole. On voyage dans le temps et on réalise que l’eau chaude courante, c’est quand même vachement bien, quand ça marche…

Emmitoufflée sous 3 pulls, bonnet et gants, je m’apprête à braver la neige et le froid. Le trajet qui me sépare de la bouche de métro est une patinoire. Je tente un triple Lutz piqué et retombe sur mes appuis. Quelques figures plus tard je m’engouffre dans la bouche de métro… Ouf, il fait chaud.

Vive la RATP

Grève RER A
Merci la RATP

Il fait chaud, c’est vrai, mais un peu trop… On apprécie tout d’abord de ne plus grelotter mais lorsque coincée depuis 10 minutes dans une rame de RER coincée à quai pour « régulation du trafic », ces degrés semblent de trop. Inutile de préciser qu’en ces temps de grève, le RER se transforme en wagons à bestiaux et que tout geste semble impossible. Vous avez le nez qui coule? C’est ballot… va falloir attendre l’arrivée pour dégager un bras et porter le mouchoir jusqu’à votre nez !

Le service minimum, c’est déjà pas si mal alors on ne va pas se plaindre si le train reste stationné 5 à 10 minutes dans chaque gare… Et puis on est si bien installés dans le RER : debout, chaleureusement blottis les uns contre les autres… Un de mes voisins m’a délicatement toussé dans le figure car, comme je le disais, dégager un bras est un opération périlleuse à laquelle nul ne se risque. Et l’ambiance ? Ah … une ambiance des plus détendues ou l’amour de l’autre est palpable…

 

Le fait est qu’après 45 minutes de trajet, on est vraiment heureux de ressortir dans le froid et on est prêts psychologiquement à apprécier le froid et la neige. Merci la RATP !

 

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