Baden Baden
Baden Baden

 

J’ai vécu ce week end une expérience magique, dans une dimension parrallèle ! Non je n’ai pas communiqué avec les extra-terrestres, non je n’ai pas invoqué les esprits, non je n’ai rien fumé d’illicite…

Pire : je suis allée à Baden Baden.

 

Le bien être

Les thermes de Caracalla

Les thermes de Caracalla

Ce week end entre copines m’a décidément laissé des souvenirs impérissables (merci Estelle !)… Quoi de plus naturel quand on est entre filles que de vouloir prendre soin de soi ? Ni une ni deux, nous voilà parties pour le centre thermal de Baden Baden. Des bâtiments récents, une organisation toute germanique, des vestiaires dernier cri avec bracelets électroniques waterproof ; la séance de bien être thermal prenait une route toute tracée en ce vendredi soir de fin Octobre.

Les thermes de Caracalla se divisent en deux parties. En bas, les piscines d’eau thermale extérieures et intérieures permettent aux clients de se décontracter à la température qui leur convient : des bassins de 18, 27 ou 37°C combinent fontaines, jets et bulles pour le bien être de la clientèle.

Me voilà donc plongée dans un bassin d’eau parfaitement tiède, aux vertues thérapeutiques, qui plus est, avec mes copines.  Une petite demie heure seulement après mon arrivée dans ce paradis, je suis comblée : mes soucis sont enfermés à double tour dans le vestiaire dernier cri et je profite de l’instant présent avec une perspective des plus réjouissantes : il reste encore tout l’étage de saunas, hammams et salles de relaxation à découvrir ! Yeah

Sauna
Ce que j’aurais aimé voir

Le mieux, ennemi du bien ?

Décidément qu’on est biens… mais pour pouvoir profiter pleinement de toutes les possiblités que propose le centre de Caracalla, nous décidons d’enchainer sur les saunas, hammams et autres plaisirs fiévreux du spa (je ne pensais pas si bien dire!). _ »Quoi??! Non mais… pourquoi mes copines enlèvent-elles leur maillot ? ». J’ai levé les yeux sur ce qui m’entourait et je crois que c’est à ce moment précis que je suis entrée dans la 4e dimension : à perte de vue, des corps nus de tout âge, de toute morphologie et surtout, de tout sexe !

Sachez-le chers amis : le maillot, et la pudeur sont bannis dans les saunas en Allemagne. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est la mixité. Moi qui voulais du dépaysement, je n’ai pas été déçue ;))

Je ne suis pas pudique (rhôooo, je veux dire pas plus que la moyenne !), ni prude (idem) mais voir tous ces corps décomplexés m’a laissée perplexe. Quand je dis décomplexés, il faut penser à un homme étendu en X sur le dos sur un transat, ou celui là avec la verge et les bouliches épilées comme un caillou, fièrement posé à même le banc du sauna. De là où j’étais, son mollet semblait frêle, à moins que… Il faut imaginer ces couples assis en tailleur ou ces tatillons qui pour remettre en place leur serviette vous brandissent leur séant sous le nez. J’ai vécu un grand moment de sollitude…

Mais, malgré ma gène, j’ai dû rapidement me rendre à l’évidence : rester emmitouflée dans sa serviette n’est pas jouable quand on veut survivre dans un Sauna à 85°C. J’ai donc dû me résoudre à imiter mes voisins avec (je me plais à le croire) un tantinet moins d’exhibitionnisme.

Foutue pour foutue…

Nous enchainons donc les saunas dans un ordre bien précis (avec température croissante) et arrivons dans ce sauna typiquement finlandais au milieu de la forêt. Après 10 minutes, nous sortons, heureuses de trouver un peu de fraicheur. C’est en cherchant les douches que j’ai réalisé l’absurdité de ma situation : nous sommes fin Octobre, il est 22h, il fait nuit et froid et je vais me doucher en extérieur, dans la forêt noire allemande, à poil, devant d’autres hommes et femmes, eux mêmes à poil. Et le pire ? Ben cà n’est pas si mal…

Je pourrais vous raconter le hamman, ou ce massage que Hans, cet allemand bedonnant à la moustache fière et aux paluches musclées m’a fait endurer. Il m’a trouvée tendue (bizarre…) et s’est acharné pendant une demie heure sur les points « durs » de mes cervicales et muscles dorsaux. J’en ai encore le dos meurtri…

Mais je me dois de rester concise… Je cloturerais donc cet épopée en terre germanique par l’épisode du bain bouillonnant.

Le bain bouillonnant

_ »Allez viens, tu vas voir c’est sympa ! »

_ »Hmm ». Je suis assez circonspecte : il n’y a pas la place pour nous trois dans ce jaccuzzi. Il y a certes la place pour 2 personnes mais, il n’est pas question que je me colle ni au trentenaire de droite, ni au quinqua de gauche… « Allez-y les filles, je vous rejoins dès qu’une place se libère ! « . De toute façon, je suis mieux ici, emmitouflée dans ma serviette et allongée sur ce transat. Je contemple ce spectacle et malgré moi, l’hallucination continue, l’imagination aussi… Je regarde ces hommes et je ne peux m’empecher d’imaginer la scène qui se joue sous l’eau (mamie, si tu lis ça, passe au paragraphe suivant !). Le fait est que ça bouillonne sévère et que tout ce qui est mobile doit être sacrément chahuté ! (Pfiou je m’en sors pas trop mal !).

_ »Viens Céline, je te laisse ma place ». je n’ai pas le temps de protester qu’Estelle m’a rejointe et m’incite à tester ce jacuzzi. Je m’arrache à ma serviette et avance vers le bain bouillonnant. Je n’avais pas imaginé qu’on était si prêts les uns des autres ; je mets un pied dans l’eau, j’ai pignon sur mes voisins et indéniablement, eux aussi ! Ils se sont arrêtés de parler. Je suis prise de panique et je rate la 2e marche du jacuzzi. Splash !

Bon OK, j’ai pris la honte de ma vie, mais au moins je suis recouverte d’eau bouillonnante et je ressens malgré tout un sentiment de soulagement, ne plus être visible ! Je relâche la pression ; c’est bon d’être en week end !

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