Hou toi...

Hou toi...

Hé oui, ce matin plein de lycéens vont plancher sur l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2009, passage un peu mythique de l’adolescence et péage vers l’après-lycée (sauf pour les 20% qui se vautrent chaque année). Je publierai les sujets dès qu’ils seront officiels, mais là, comme ça, ça me renvoie à ma propre épreuve de philo. Et vous c’était comment ?

Revival 2001, bac ES. Les redoublants racontent leur épreuve de l’an passé, les clopeurs clopent, tout le monde prépare un peu son match dans sa tête. Les sujets tombent, les filles commencent à boire à leur bouteille d’eau.

  1. De quelle vérité l’opinion est-elle capable ?
  2. Donner pour recevoir, est-est le principe de tout échange ?
  3. Et le commentaire de texte un peu foireux, qu’on prend quand on veut assurer le 10. Là, un discours de Victor Hugo et un poème de Jules Laforgue

C’est mon blog, si je veux je raconte my life

(pour tous ceux qui, comme moi, ont déjà oublié quel était leur sujet, je vous recommande le site bac-philo.com). Je revois mes potes en train de se regarder un peu rigolards genre « bon de toute façon c’est mort ». Mais moi je croyais à fond en la philo, et mon objectif secret était de taper la super note, pour pouvoir mettre la pression à mes petits-enfants dans 40 ans. Donc je pars un peu dans tous les sens avant de choisir mon sujet : De quelle vérité l’opinion est-elle capable ? Avec le recul, je me dis que l’autre question était prémonitoire, puisqu’en prépa HEC l’échange a été le fil conducteur de l’enseignement de philo durant 2 ans (avec, avouons-le, son petit succès aux concours : j’étais bien chaud).

Donc je me lance. Problème : au bout d’une heure, je me rends compte que mon plan est merdique, mes références plutôt pauvre et que si je continue je m’apprête à servir une soupe pas terrible. A ce moment là, seule solution : changer de sujet. Mais il est trop tard pour « Donner pour recevoir, est-est le principe de tout échange ? ». Résultat, je me lance sur le texte de Hugo. Problème : je veux taper au moins 15 ! Donc je me lance dans ce qu’on pourrait appeler du freestyle philosophique.

Au final, une belle vautre. 7/20 à cette putain d’épreuve de philo. Avec un petit 10 je chopais une mention de plus ! Mais ce n’est pas mon pire échec. Un jour, je vous raconterai mes oraux d’allemand pour les concours d’écoles de commerce.

Bon ton histoire, on s’en fout un peu. Nous on veut les perles.

Et sinon, parce qu’on aime bien les bons mots, voici quelques perles du Bac de philo 2008, sur le blog « Qu’en disent les philosophes ? » (et d’autres ici).

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