Printemps des Bonzaïs

Printemps des Bonzaïs

Nous avons assisté le 26 Mai à la projection en avant première de ce reportage intitulé « Le printemps des Bonzaïs » de Léa Domenach et Arnold Montgault. Leur sujet : l’entreprenariat social ! Un très beau premier projet, ponctué de témoignages aussi enrichissants les uns que les autres. Vivement le prochain…

Ce sont 3 entrepreneurs sociaux que nous suivons pendant un peu plus d’une heure et qui à travers leurs choix, leur ambition et leurs idéaux clarifient aux yeux du spectateur le brouillard qui se trouve derrière « l’entreprenariat social ».

Marie Noëlle et les invités au festin

Marie Noëlle est psychiatre. Insatisfaite par le système hospitalier et sa gestion des personnes marginales, elle ouvre un centre d’accueil au sein duquel chacun coexiste et vie en société : les invités au festin. Cette initiative socio-médicale fait ses preuves puisque des individus voués par le système à la marginalisation, se réinsèrent, vivent en société et guérissent de leurs maux. Si cette association vie encore des subventions qu’elle reçoit, son objectif est d’être financièrement autonome : cotisation, artisanat et reventes… Cette psychiatre de formation est devenue malgré elle, une entrepreneur social, gérante d’une société, manager et responsable de plusieurs dizaines de personnes.

 

Jérôme, fondateur de Tudo Bom?

Jérôme est un entrepreneur attaché au Brésil et à certaines valeurs. Fondateur de la marque de T-shirts Tudo Bom?, il a progressivement constitué une chaine de valeur durable et responsable pour son entreprise textile. D’abord, les ouvrières brésiliennes les plus démunies recoivent un salaire honnete, négocié ensemble, ensuite le coton utilisé devient biologique et progressivement c’est chaque maillon de la chaine que Jérôme esssaie de rendre plus durable et respectueux de l’environnement et des hommes.

En tant qu’entrepreneur, Jérôme doit faire vivre son entreprise et veiller à marger suffisamment pour assurer la pérénité de son business.

En tant qu’entrepreneur social, il fait le choix de limiter certaines marges, ou alourdir certaines charges pour faire que son entreprise soit bénéfique à chaque maillon de la chaine : tant pour les hommes qui la fondent et la font vivre que pour leur environnement.

 

Grégoire, responsable de l’agence de micro crédit Chamroeun au Cambodge

Grégoire est financier, mais pas n’importe quel financier… Sa mission a été d’implanter le micro crédit au Cambodge pour le compte de l’agence Chamroeun. Rentabilité, taux de recouvrement, nombre d’emprunteur, taux d’endettement, c’est sur la base de la finance traditionnelle qu’est bâti le micro crédit. Il ne s’agit nullement d’oeuvres caritatives mais de placements de niches qui permettent à une population défavorisée d’accéder malgré tout aux services bancaires. Les chiffres ne manquent pas pour prouver que ça fonctionne : les emprunteurs s’épanouissent grâce au micro crédit, et remboursent leur dette !

Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix a fondé la première banque de micro crédit, la Graamen Banque pour une économie responsable, sociale et durable. Il compare les gens pauvres à des bonzaïs : des arbres à qui on n’a pas donné les moyens de pousser comme les autres. Alors que leur constitution et leur capacité sont semblables à celles des riches ! Il n’y a donc qu’à leur donner les mêmes chances pour qu’ils grandissent, eux aussi, sans rien enlever à personne…

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