Terrasse de La Pedrera

Nous rentrons juste d’un long week end à Barcelone et nous sommes tombés sous le charme de la ville. L’architecture très influencée par Gaùdi nous a bluffée : moderne, ronde et complètement barrée !

Les constructions d’habitation

Casa Battlo d'Antonio Gaùdi

Casa Battlo d'Antonio Gaùdi

Les fameuses Casa Battlo et Casa Milà (dite la Pedrera) donnent le ton. Sans doute, les immeubles d’habitation les plus connus de Gaudi, ils combinent esthétique et un grand modernisme.

La Pedrera (qui signifie carrière, du fait de sa façade ondulée) construite entre 1906 et 1912 fut largement décriée par ses contemporains.

Choquante pour l’époque, elle ne fut pas au goût des propriétaires qui refusèrent de payer intégralement Gaùdi pour son travail. Le procès donna toutefois raison à l’architecte.

Très moderne, elle comprend un ascenseur et repose sur un principe de fondation révolutionnaire. Des poutres en fer reposent sur des colonnes en fer ou brique ce qui enlève au mur de façade son rôle de soutènement. Celui-ci n’a donc d’autre fonctionnalité que l’esthétique !

L’ondulation de la façade se prolonge sur la terrasse qui abrite des sculpture toutes plus phalliques les unes que les autres (photo du haut). D’autres y verront sans doute une aspiration vers le divin ; c’est une question de point de vue 🙂

Parc Güell

Parc Güell

Le parc Güell

Déclaré patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, le parc Güell fut construit entre 1900 et 1914 par Gaùdi à la demande de son mécène de toujours : le comte Eusebio Güell.

Ce parc municipal Güell est une promenade hors du temps dans laquelle Antonio Gaùdi exprime son amour et son respect pour la nature. Les formes des passerelles les jeux de céramiques, les représentations animales forment un ensemble harmonieux et coloré. Pour le petit clin d’oeil, le parc fut notamment haut lieu de quelques scène du film « L’auberge espagnole ».

Conçu à l’origine comme un village dans la ville, le projet est subitement interrompu et est devenu un parc pour les ballades des touristes, avec un petit goût d’inachevé.

La Sagrada Familia

Sagrada Familia, Nativité

Sagrada Familia, Nativité

La Sagrada Familia

La Sagrada Familia

Gaudi était reconnu pour aller puiser son inspiration dans la « nature » et notamment en ingurgitant des champignons hallucinogènes. Il semble qu’il ait doublé la dose pour la Sagrada Familia ! Des grappes de raisins colorés en guise de miradors, des représentations divines sur des dizaines de mètres de haut, une structure arborescente des piliers de soutènement. Je veux la recette de son omelette forestière !

La Sagrada Familia est l’œuvre grandiose et inachevée de Gaùdi, et on comprend pourquoi… De 1883, date à laquelle il prend le chantier jusqu’en 1926, date de sa mort, Gaùdi consacra toute son énergie à ce chantier toujours inachevé. Gaùdi avait exprimé son souhait que les travaux ne soit réalisés qu’à partir de fonds privés. La fin du chantier est planifiée pour 2026… pour le moment.

A une époque où la religion semblait délaissée par la population, Gaùdi (croyant sur le tard) souhaita consacrer une oeuvre monumentale à la gloire de Jésus, Marie et Jospeh. Seule la façade de la nativité fut réalisée selon les plans de Gaùdi. Les autres furent réalisées par de nouveaux artistes qui essayèrent de conserver l’esprit moderne de l’oeuvre et respecter les plans de Gaùdi, sans toutefois pouvoir complètement les reconstituer (car ils furent détruits dans un incendie).

Pour terminer ce récit, on peut conclure sur le fait que notre bon Gaùdi s’est littéralement tué à la tâche : on dit qu’il a trouvé la mort en reculant pour admirer le monument, et paf ! le tramway.

Sagrada familia les colombes

Sagrada Familia, colombes

 

Sagrada familia Colonnes arborescentes

Sagrada Familia, colonnes arborescentes

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