On m’a prêté Californication saison 1 et 2 et je suis complètement tombée dedans. Cette série « choc » est une véritable réussite et David Duchovny y est méconnaissable. On est loin des X files…

Hank Moody (David Duchovny) est un écrivain en manque d’inspiration. Son dernier roman, adapté récemment au cinéma en une daube monumentale, date de quelques années maintenant et son nom résonne comme celui d’un romancier has been. Son manque d’inspiration est-il dû à sa séparation avec Karen, la mère de sa fille, à l’absorption soutenue de substances illicites, ou à ses galipettes incessantes avec toutes les représentantes de la gent féminine ? On n’a que l’embarras du choix !

Le fait est que Hank Moody est l’archétype de l’anti héros : ventre flasque et blanc, mal rasé, cynique et méprisant, un véritable goujat ! Et pourtant, il incarne celui que chaque homme souhaiterait être : un égoïste négligé qui se tape toutes les plus belles créatures sans avoir à jouer un rôle ou faire la moindre concession sur ce qu’il est vraiment. La seule à pouvoir lui arracher quelques efforts est Karen, son ex femme qu’il souhaiterait reconquérir avec toute la maladresse qui le caractérise. Emouvant et drolissime…

A mi chemin entre le cynisme de Dr House et la vie de patachon que mène Christian Troy dans Nip tuck, Californication est une excellente série à dévorer en quelques heures seulement… c’est d’ailleurs là mon seul regret !

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