Finale coupe de France de hockey sur glace

Finale coupe de France de hockey sur glace

Nous avons assisté hier à la finale de la coupe de France de Hockey sur glace à Bercy, opposant Dijon à Grenoble et je me suis régalée. Attention, vous ne trouverez dans ce post ni commentaires sur les passes, les grandes actions du match ni de critique des joueurs (dont je ne connais pas les noms, d’ailleurs), mais plutôt le récit amusé d’une néophyte qui assiste à son premier match !

Nous nous sommes placés derrière les cages des Dijonnais en première période. Nos voisins immédiats étaient donc peinturlurés de jaune canari et bleu roi, arborant fièrement les T-shirt sponsorisés par Amora. Quelques minutes avant le début de la rencontre, mon voisin, un bonhomme joufflu qui semblait paisible et tranquile a sorti son tambour et entamé une rythmique assourdissante et régulière qui m’a entêtée une bonne partie de la nuit. Face à nous, beaucoup moins homogènes visuellement mais plus nombreux, les supporters Grenoblois survoltés entonnaient en réponse des airs de « Grenoblois, allez allez allez… ». Enseignement n°1 : les supporters de Hockey sont chauds et bruyants.

Les arbitres entrent en scène, lancés comme des patineurs de course et, alors que le match n’a pas même commencé, Grenoblois et Dijonnais s’unissent en un sifflement sourd pour huer les arbitres. Enseignement n°2 : les supporters sont aussi débiles au Hockey qu’au Foot

Les équipes entrent sur la glace  » le n°4, bidule durand… le n°45, machin Dupont… le n°71 truc Schmidt ». Combien de joueurs y a-t-il dans ces équipes? On comprend ensuite que seuls 5 joueurs restent sur le terrain en plus du gardien mais ils sont régulièrement remplacés (toutes les 5 minutes environ). Tout cela va très vite mais une passe en amène un autre et c’est le but ! Juste là devant mes yeux, un but magnifique ! Mon sang ne fait qu’un tour et je me lève et applaudis en criant d’excitation « wouaaaaaaaaaaaaaaaaaah!! ». Cette première poussée d’adrénaline est rapidement interrompue par Marco, mon voisin qui me signale que c’est un but des Grenoblois et que nous sommes dans le virage Dijonnais. Oups…ben quoi? je suis même pas Dijonnaise…

Les périodes se succèdent et l’intensité de jeu monte. Traduction : les baffes volent et les pénalités sont distribuées aux joueurs de chaque camp. « Obstruction », « Harponnage », « Dureté », les noms exotiques ne manquent pas pour qualifier les coups de trafalgar que se réservent les joueurs. L’influence québecoise est indéniable concernant le choix des noms de pénalité… Tout cela a un arrière gout de Poutine, Tabernacle ! Si ça n’avait pas été pour la poésie Québecoise, ils auraient pu simplement appeler ces pénalités par leurs vrais noms « mandale dans la gueule » « gros coup de crosse dans les burnes » mais c’est l’enseignement n°3 : le hockeyeur est poète !

Les Hockeyeurs ne font pas semblant de tomber. Quand ils tombent et ne se relèvent pas, ce n’est pas de la simulation : ils sont peut être morts. Enseignement n°4 : les footballeurs sont donc bien les seuls sportifs au monde à pouvoir berner l’arbitre impunément.

Dommage qu’il n’y ait pas plus de couverture médiatique en France sur ce sport que j’ai vraiment aimé découvrir. Enseignement n°5 : mesdames, tombez amoureuse d’un fan de Hockey, le rythme des diffusions TV ne tuera pas vos soirées romantiques 😉

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