J’étais resté sur l’excellentissime (deuxième) galette de Davy Sicard, « Ker Maron », sortie en 2006. Las, j’ai raté la marche du troisième album « Kabar » et le coup de boost de sa carrière : grosse tournée en métropole, reconnaissance nationale et de très belles dates à la clé.

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Double coup de chance : d’abord, il revient à Paris pour un concert qui promet de bien envoyer, le 6 mars à la Cigale. Et j’ai 2 places en rab’ pour les fans…

Pour moi, Davy Sicard, c’est le souvenir de la Réunion et d’un superbe concert au théâtre de plein air de Saint Gilles. Ses titres « Maloya Kabosé », « Grand Pèr té sï mon zépol » sont de vrais bons moments de musique. Signes particuliers : il a une voix d’enfer et il tient sa gratte en gaucher. Mais au-delà de ces lieux communs, ce sont les textes de ses chansons qui interpellent. D’une grande richesse, ils dénotent une multi-culturalité très intéressante et prône l’ouverture aux autres et la tolérance. Argument en carton pour les filles : il est plutôt tanké comme un bogosssss.

Un peu de vidéos

La première, c’était pendant l’espèce de Victoires de la Musique de l’Outre-Mer et des Caraïbes, où Davy interprète « Au nom de mes Pères ». Sur son livre d’Or Myspace, un friend témoigne : « Je t’ai vu chanter « au nom de mes pères » à la remise de prix musicaux des Caraïbes, un truc comme ça. C’est là que je t’ai découvert. Et tu m’as retourné, j’en aurais chialé. Le lendemain j’étais à la fnac et j’achetais ton album. Respect ». De l’émotion, du kif, du respect.

La seconde, c’est une version YouTube d’un morceau de son dernier album « Iz Ali » (trop cher les images visiblement pour UpMusic).

Un peu d’histoire

Le maloya est le genre musical majeur de la Réunion. C’est avant tout du rythme, des instruments (kayamb, roulèr, jumbé) et des textes forts : un peu comme le blues aux US, le maloya est (à la base) un chant de complainte, chanté par les esclaves. Pour la petite histoire, c’était un genre musical un peu embêtant pour l’administration coloniale de l’époque, qui l’a donc carrément interdit. C’était tombé dans les oubliettes, jusqu’à ce que certains musiciens réunionnais ressortent le genre dans les années 1970, comme le créole blanc Danyèl Waro, qui n’a pas de Myspace.

Trèves de blabla : Davy Sicard se produit à la Cigale le vendredi 6 mars 2009, et il faut y aller.

La Cigale, 120 boulevard Rochechouard, 75018 Paris. Métro Pigalle ou Anvers. Entrée : 24 euros. 2 places à vendre à prix cassé sur Paris-Bali ! Lâchez vos comm’.

Un peu de liens, des bons

Pour tout savoir sur le grand Davy : son site ouéb (qui n’est pas terrible, avouons-le) et son Myspace.

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