Dans le cadre de l’exposition Terre natale, Ailleurs commence ici, les Soirées nomades de la Fondation Cartier présentaient les 11 et 12 février, la projection de « Bonanza ». Un petit chef d’oeuvre qui plaira aux nostalgiques de l’émission culte Strip tease

« Bonanza », c’est le cri que lachaient les mineurs quand ils tombaient sur une pépite d’or… et c’est aussi, le nom de ce projet brillamment mené par Berlin (collectif anversois) qui prend pour sujet cette ville minière qui accueillait jadis jusqu’à 40.000 habitants. Aujourd’hui, il ne reste que sept résidents permanents à Bonanza, et c’est donc naturellement à huit clos que se déroule le reportage. Projeté sur 5 écrans en simultané, ce reportage magistralement monté (image et son) nous place au coeur de cette ville, ses problématiques, ses habitants et leurs histoires…

Enjoués et heureux de vivre en harmonie avec la nature, les héros de cette intrigue libèrent progressivement leurs pensées profondes, leurs croyances, leurs déceptions… Parfois drôle, parfois pathétique, ce microcosme semble être un cas isolé de gens atypiques. Mais à la réflexion, chacun a ses raisons de vivre à Bonanza et les interactions entre les personnages, leurs rancoeurs et convictions ne sont-elles pas le fruit de leur humanité? Bonanza n’est-elle pas au final, un laboratoire social où la nature humaine s’exprime plus distinctement qu’ailleurs ? Excellent film reportage qui laisse la vedette à la nature humaine, sans trucage ni artifice. Très révélateur…

Et si vous n’avez pas eu l’occasion de voir cet excellent documentaire, ne manquez pas nos dernières critiques cinéma :

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