Cyber-citoyens, vraiment, on ne se lasse pas de ce moment extraordinaire. En 1992 au Sommet de Rio, une jeune fille de 12 ans prend la parole au nom de l’ECO (Organisation des Enfants pour l’Environnement), et secoue toute l’assemblée en quelques minutes. Al Gore reconnaitra que c’est le meilleur discours donné à cette Conférence. Cette jeune fille, c’est Severn Cullis-Suzuki. Qui est-elle, d’où sort-elle et que devient-elle aujourd’hui ?

Bio-express

Sus au conte de fée, reconnaissons qu’elle ne sort pas totalement de nulle part. A l’époque, son père est généticien (et assez actif sur le front de l’écologie) et sa mère écrivain et professeur à Harvard. Donc en 1992 ça roule pour la petite Severn, qui a la chance et l’aplomb de remettre à leur place les hommes politiques présents ce jour là à l’Assemblée.

Elle aurait eu tort de s’endormir sur cet exploit. Et son parcours universitaire fait partie de la branche haute, puisqu’elle est diplômée de Yale en 2002 d’une maîtrise en écologie et biologie évolutionnaire. Depuis 2 ans, elle a repris ses études et planche sur une maîtrise en ethnoécologie à Victoria

Severn, au taquet

Severn, au taquet

Entre-temps, elle a eu son émission de télé sur Discovery, « Suzuki’s Nature Quest », a participé à l’élaboration d’un think tank et faisait partie de la garde rapprochée de Kofi Annan au Sommet de la Terre de Johannesburg (2002). Bref, aujourd’hui Severn a 29 ans, sa biographie sur Wikipedia et le monde n’attend qu’elle pour être sauvé !

L’histoire d’un buzz

Alors on peut se demander, oui mais pourquoi le buzz ressort maintenant, alors que bon la petite a poussé sa gueulante il y a plus de 15 ans ? Bonne question.

A vrai dire jusqu’à peu (juin 2008), il n’existait pas de sous-titrage français. Mieux : sur Youtube, la vidéo la plus ancienne de l’événeent a été postée il y a 18 mois. Elle a peut-être été ressortie des tiroirs récemment du fait de la sensibilité écologique exacerbée aujourd’hui, et de la puissance du web pour diffuser ce message. Ils auraient pu la diffuser à Poznan quand même…

Severn, si tu lis Paris-Bali, sache-le : t’as la classe.

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