On connaît tous des inconditionnels de l’un ou de l’autre guide. Il y a l’école des « GDR », qui aiment le côté popu, bonnes petites adresses, on fait des petites blagues au détour d’une description de restaurant, « et puis c’est le seul guide du Cantal à pied ». Et puis il y a ceux qui aiment le Lonely, et en général ils ne jurent que par lui. Parce que les rédacteurs ont vraiment compris la culture du pays tu vois, et puis c’est de l’information complètement indépendante. Et il y a plus de pages en couleur.

Du coup, nous, on a pris les deux. Verdict.

Conditions d’utilisation : 2 poids, 1 mesure

Franchement on a beau dire, le guide est un partenaire important durant le voyage. Il faut le choisir sérieusement. Nous avons acheté les éditions les plus récentes de l’un et de l’autre, et avons tâché de les consulter de manière égale à moments stratégiques (cartes routières, choix d’hôtel, gammes de prix des produits ou services).

On sait qu’un guide est vite périmé, qu’un losmen à Bali se dégrade vite et qu’il peut y avoir de petites coquilles. Quand on parle d’erreur dans un guide, c’est que les tarifs sont 2 à 3 fois plus chers en réalité, ou que l’hôtel a été détruit par un tremblement de terre voici 4 ans… Le but ici n’est pas d’établir un listing des « fautes » de chacun, mais plus de déterminer les forces et faiblesses de chaque guide.

Bons plans et inexactitudes en pagaille

Franchement, il ne faut pas longtemps pour tomber sur les premières petites erreurs… Le Lonely Planet est à côté de la plaque sur tous les prix, de l’ordre de 60 à 100%. A croire qu’ils vivent dans un monde déflationniste ! Une fois qu’on le sait, ça va, mais plusieurs mauvaises surprises successives.

En revanche le Lonely est plutôt bon sur la description des hôtels. Et il référençait le Waka Gangga. Autres points positifs : bonne explication de l’histoire, la culture, l’architecture de Bali, et OK sur l’environnement et le respect de la planète.

Plusieurs très bons plans, dont un restaurant MOR-TEL dans les hauteurs de Kuta Lombok.

La tare du Guide du Routard est la mise à jour des données générales. La super chambre d’hôte de Sidemen, unique selon le GDR, est accompagnée d’une autre maison identique depuis 2005. Et il faut réserver plusieurs semaines à l’avance… C’est mieux de prévenir.

Pire, la visite de l’ensemble Hindouiste de Prambanan, fortement touché par un tremblement de terre en 2006, est (très fortement) amputée : l’intérieur des 3 plus importants temples (Shiva, Vishnu, Brahma) est interdite. Le guide n’en touche pas un mot !

Mais le GDR a la plume pour décrire les ambiances… Par exemple quand on lit que l’ambiance à Padangbai est vraiment charmante et détendue, à la relecture le lendemain on se dit « bien vu, on a passé un super moment » ! Rapidement on a fait une confiance aveugle au Routard sur ce point là, et quand il était écrit « sincèrement ça ne sert à rien de passer la nuit ici », on roulait 15 km de plus sans se poser de questions.

Sinon, bonnes adresses pour les plans bien roots, genre « dormir très très bon marché ». On redécouvre le sens du mot rustique ! Plusieurs bonnes découvertes au niveau restos, mais aussi des (moyennes-grosses) déceptions.

Le verdict

Pour résumer : les 2 guides sont bons et vous passerez un bon voyage à Bali assisté de l’un ou de l’autre.

  • Lonely : si vous accordez une grande importance au choix de l’hôtel, à un guide ++ (histoire, culture, environnement), qui vous indique les restos bio et les meilleurs spas d’Ubud.
  • GDR : si vous êtes plus dans une optique bons plans, efficacité en toute circonstances (ou presque). L’avantage concurrentiel du Routard sur la destination Bali-Lombok ? Il intègre les volcans de Java, dont le Kawah Ljen, et Yogjakarta et ses environs.

L’idéal, vous l’avez compris, est d’avoir les deux, surtout si vous voyagez en couple ou en bande, pour que l’information disponible soit partagée 😉

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