Le 15 septembre dernier sur l’île de Java, une distribution d’argent à la population de la part d’un riche entrepreneur a viré au drame, puisque la bousculade qui s’est ensuivie a provoqué la mort de 21 personnes. Doit-on y voir un signe que l’augmentation du coût de la vie peut être plus dur encore ailleurs qu’en France, ou est-ce de la bêtise humaine ? Une distribution « gratuite » d’argent en France aurait également fait des émeutes, non ?

Le renchérissement du prix des matières premières impacte directement la qualité de vie des habitants de pays en développement : si le prix de la nourriture double, on mange deux fois moins. Là-bas, pas d’épargne, pas de crédit, et chaque rentrée d’argent est consacrée à la satisfaction des besoins primaires. Aussi, lorsque pour le Ramadan, un entrepreneur local accorde des dons de 30 000 roupies (environ 2 euros) à la population, alors que 30% de la populations gagne moins de 18 000 roupies par jour, on peut imaginer le succès de l’opération.

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Source : AFP

Mais on peut aussi imaginer qu’il n’y a pas forcément eu de barrières de protection, de files d’attentes organisées, de forces de sécurité en quantité suffisante, car on est à Pasuruan, à 800 km à l’Est de Java. Résultat : une forte bousculade, des malaises par centaines et 21 morts (au moins 23 morts selon le DailyMail), essentiellement des femmes.

On aurait trop vite fait de mettre ce dramatique accident sur le compte de la pauvreté de la population prête à s’entretuer pour un don monétaire. Préservons-nous d’une perception « occidentalisée ». Si demain Michel Edouard Leclerc annonce offrir 150 euros aux 300 premières personnes qui se présentent à l’une de ses grandes surfaces, je vous laisse entrevoir l’émeute aux portes du magasin !

Le Président Indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a exprimé ses « regrets » pour les personnes décedées et a fustigé les organisateurs de cette subvention.

Sources : Romandie.com, DailyMail

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