La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister à la représentation du New York City Ballet lors de son passage éclair à l’opéra Bastille, Paris. Le 2e programme présenté les 10 et 12 septembre derniers rassemblait 3 chorégraphies de Balanchine et Robbins, les monstres qui ont fait le New York City Ballet des années 30.

Très varié, ce programme concilie la danse très classique et la grâce traditionnelle des danseurs d’opéra, la mutation artistique qui s’opère à l’époque aux Etats Unis, et les origines slaves des chorégraphes.

La Serenade de Tchaikowski est de loin le ballet le plus classique. Blanchine nous émeut par la finesse et la pureté des mouvements et l’harmonie qui règne entre les danseurs.

Puis Balanchine interprète La symphonie en 3 mouvements avec toute la modernité qu’on lui connait. On perçoit très clairement le style américain des années 30 rendu célèbre par la comédie musicale « West Side Story » (sont la chorégraphie est d’ailleurs le travail de Jérome Robbins). Beaucoup de rythme et de modernité dans ce ballet beaucoup plus désarticulé.

Enfin le programme s’achève sur une interprétation très slave de Brahms / Haendel. Les pieds sont flexes, les portées impressionnants et le rythme endiablé. Les chorégraphes nous communiquent en seulement 30 minutes leur amours de cette culture si puissante et colorée qu’est la culture slave.

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